Mobilisation du 5 novembre : Laurent Nuñez présente le dispositif de sécurité avant sa conférence de presse

Mobilisation du 5 novembre : Laurent Nuñez présente le dispositif de sécurité avant sa conférence de presse

Les syndicats appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle, jeudi 5 novembre, à laquelle des lycéens et des étudiants devraient également se joindre. Selon le ministère de l'Éducation nationale, le taux de grévistes dans le premier degré public devrait s'élever à 17,54%.

La mobilisation doit rassembler salariés du privé et du public et retraités, pour défendre l'emploi, les salaires ou encore les services publics. Annoncée début octobre, elle a donné lieu à 244 manifestations recensées mardi par une carte de la CGT dans toute la France. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, évoque pour sa part « 220 actions » déclarées à ce stade, « à Paris et dans de nombreuses villes ».

Un dispositif de sécurité renforcé

Lors d'une conférence de presse, mercredi 4 novembre, Laurent Nuñez a détaillé le dispositif déployé pour la journée, qui sera identique à celui du 31 octobre, avec 70 000 policiers et gendarmes sur tout le territoire, ainsi que des drones et des hélicoptères. Il a indiqué que ce dispositif visera à « disperser » et à intervenir « très rapidement en cas de cortège sauvage ». Les forces de l'ordre seront « prépositionnées », et des contrôles seront effectués en amont des cortèges, dans les gares et aux péages.

À Paris, le parcours déposé par la CGT au nom de l'intersyndicale, entre la place de la Bastille et la place de la Concorde, a été interdit par la préfecture de police. Un arrêté autorise toutefois la manifestation de 14 heures à 19 heures entre la place de la République et la place de la Nation, en empruntant le boulevard Voltaire. L'intersyndicale conteste cet arrêté devant le tribunal administratif. Selon une note de la Direction nationale du renseignement territorial consultée par franceinfo, entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus dans les cortèges, sans compter l'agglomération parisienne.

Perturbations dans les transports et les établissements

La SNCF anticipe un trafic « perturbé » sur la plupart de ses lignes régionales et franciliennes, et « légèrement perturbé » pour les TGV. Selon la compagnie, au moins neuf trains sur dix circuleront sur les TGV, dont les trains Inoui, Intercités et Ouigo.

Le ministère de l'Éducation nationale recensait mardi 48 lycées bloqués en France, soit 1% de l'ensemble des établissements. L'Union syndicale lycéenne conteste ce décompte et évoque, de son côté, 500 blocages. Dans les universités, 51 établissements sont présentés comme « perturbés » par le ministère de l'Enseignement supérieur, soit un peu plus d'un quart d'entre eux.

À Nantes, le parquet annonce que deux lycéens de 16 ans seront présentés à la justice, en vue de leur probable mise en examen dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du lycée Nelson Mandela. Tous deux ont admis « une partie de la matérialité des faits », précise le procureur dans son communiqué. Un troisième adolescent, interpellé dans la même affaire, a été libéré de garde à vue « sans poursuites à ce stade ».

À Lille, l'académie confirme qu'un élève du lycée Baggio est impliqué dans des tirs de mortier survenus en marge du mouvement lycéen, sans blessé à déplorer. « Tirer au mortier dans la cour d'un lycée, c'est mettre en danger les élèves et les personnels », réagit le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, qui annonce sur X qu'une plainte « sera déposée » et l'auteur « identifié ».

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