Les cendres de Serge Archambeau, ancien combattant français de la guerre de Corée (1950-1953), ont été inhumées en Corée du Sud, conformément à son vœu. Mort en juin à l'âge de 96 ans, il rejoint au cimetière mémorial des Nations unies de Busan 49 autres vétérans français ayant exprimé le même souhait.
Une cérémonie à Busan
Ses cendres ont été accueillies, mardi 27 octobre, par une haie d'honneur à l'aéroport international de Séoul-Incheon. Des membres d'équipage de la frégate Vendémiaire de la Marine française ont porté le portrait et les restes de Serge Archambeau lors de la cérémonie d'inhumation au cimetière mémorial des Nations unies à Busan.
Le chargé d'affaires de France en Corée du Sud, Michel Miraillet, a pris la parole devant des responsables militaires et politiques sud-coréens et de l'ONU. "Nous saluons son courage et honorons sa mémoire. Au-delà de son parcours personnel, il incarne les valeurs du service de la France, du courage, de la fraternité et de la fidélité", a-t-il déclaré.
Un parcours au sein du Bataillon français de l'ONU
Originaire de Saint-Amand-Montrond (Cher), Serge Archambeau a servi comme tireur de bazooka. Il a participé aux sanglantes batailles du Triangle de fer, durant l'hiver 1951-1952, puis à celle du T-Bone, en juillet 1952. Il avait quitté la péninsule coréenne en septembre 1952 pour retourner à la vie civile.
Sur sa pierre tombale, il est précisé qu'il était "engagé volontaire à la 3e compagnie du bataillon français de l'ONU". Au total, 3 421 volontaires français ont combattu au sein de ce bataillon, constitué en 1950 dans le cadre de l'intervention des Nations unies contre l'invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord.
Selon les informations disponibles, 269 Français ont perdu la vie dans cette guerre. Il ne reste aujourd'hui qu'une quinzaine d'anciens combattants français encore en vie.
