Les Gardiens de la Révolution ont annoncé, mercredi 4 novembre, que quatre pétroliers ayant percuté des mines navales ont été détruits dans le détroit d'Ormuz. Depuis le début du conflit, Téhéran verrouille ce passage maritime et cible régulièrement les navires qui tentent de le traverser sans son autorisation, tandis que Washington a imposé en retour un blocus des ports iraniens.
Dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat Irib, les Gardiens de la Révolution affirment que "quatre pétroliers contrevenants qui tentaient de franchir le passage interdit au sud du détroit (...) ont été détruits après avoir percuté des mines navales". Selon le même communiqué, les navires "brûlent encore". Deux autres navires ou bâtiments contrevenants ont, d'après l'armée, été immobilisés.
Les Gardiens de la Révolution affirment également avoir abattu un drone au-dessus du détroit d'Ormuz. Ce passage transitait, avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Il se trouve depuis au cœur du conflit qui oppose l'Iran et les Etats-Unis.
Ces annonces interviennent quelques heures après que le président américain, Donald Trump, a confirmé des informations de presse faisant état de frappes survenues dans la nuit de lundi à mardi sur l'île iranienne de Qeshm, située dans le détroit.
Une réouverture conditionnée
De son côté, l'Iran s'est dit prêt, lundi, à rouvrir le détroit à une condition : que Washington accepte une série d'exigences. Cette position fait suite aux menaces des Etats-Unis et d'Israël de reprendre les frappes massives contre le pays.
