in

Le ministère des Affaires étrangères annonce que plusieurs ressortissants français sont recherchés

Le ministère des Affaires étrangères annonce que plusieurs ressortissants français sont recherchés

La collision entre deux trains à grande vitesse survenue mercredi en Espagne, entre Los Yébenes et Urda, près de Tolède, a fait 69 morts et 108 blessés, selon le président de la région. Le Premier ministre, Pedro Sanchez, a décrété trois jours de deuil national, de jeudi à samedi, alors que le bilan ne cesse de s'alourdir.

Mercredi dans la soirée, le ministre des Transports, Oscar Puente, a dévoilé les premiers éléments de l'enchaînement de circonstances ayant conduit au drame. Une panne du système sécurisé "LZB", qui contrôle les distances entre les trains et leur vitesse, a provoqué l'arrêt de six trains circulant dans le secteur, dont les deux impliqués, un train de la Renfe et un train d'Iryo. Le contrôleur, qui avait repris la main manuellement, a ordonné à ces six trains de redémarrer. Selon le ministre, le train de la Renfe a poursuivi sa route sur 25 kilomètres avant de percuter l'arrière du train immobilisé, contrairement au second, qui n'a pas redémarré. L'enquête doit permettre de déterminer pourquoi.

À son arrivée sur place, Oscar Puente a qualifié d'"inexplicable" la décision du centre de contrôle d'autoriser le train de la Renfe à reprendre sa circulation alors que le train d'Iryo était toujours immobilisé sur la voie. "La décision de reprendre la circulation sans avoir résolu l'incident relève du centre de contrôle. C'est une décision qui a été prise dans des circonstances inexplicables", a-t-il déclaré.

Trois enregistrements audio, dévoilés par le quotidien espagnol El País, feraient état d'une série d'erreurs. Selon ce journal, un contrôleur ferroviaire aurait d'abord autorisé, à 8h36, le premier train à "reprendre sa marche normale", alors que le protocole imposait une vitesse limitée à 40 km/h et qu'un autre train était immobilisé 25 kilomètres devant lui. À 8h48, la conductrice du second train aurait prévenu le centre de contrôle : "Le train ne me permet pas de redémarrer le système LZB. C'est pourquoi je suis toujours à l'arrêt." Le contrôleur lui aurait répondu : "Dès que vous pouvez. Et si vous avez un problème, rappelez-nous." Toujours selon El País, aucun avertissement n'aurait été transmis au train de la Renfe, qui a percuté le second cinq minutes plus tard.

Une deuxième catastrophe en quelques mois

Dénonçant une situation "inacceptable", Pedro Sanchez a estimé qu'il n'était pas acceptable "pour un pays comme l'Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année, comme nous l'avons vécu". Il faisait référence à la tragédie d'Adamuz, survenue en janvier en Andalousie, qui avait bouleversé l'ensemble du pays.

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que plusieurs ressortissants français étaient encore recherchés. "À ce stade, nous cherchons encore à établir le contact avec plusieurs de nos ressortissants et sommes en lien avec leurs familles", a-t-il précisé, ajoutant que ses équipes et l'ambassade en Espagne suivaient la situation en lien étroit avec les autorités locales.

La compagnie publique Renfe a annoncé la suspension de la vente des billets de TGV entre Madrid et l'Andalousie jusqu'à décembre. Elle se réserve la possibilité de reprendre la circulation de ses trains si la ligne rouvre en novembre, selon El País.

Avatar

La rédaction a publié 280 articles sur Ze mag depuis 2026.