Charles III dit son "horreur" de l'esclavage, qu'il qualifie d'"injustice monstrueuse"

Charles III dit son "horreur" de l'esclavage, qu'il qualifie d'"injustice monstrueuse"

Le roi Charles III a qualifié l'esclavage d'« injustice monstrueuse », mardi 3 novembre, lors de l'ouverture du sommet des dirigeants des pays du Commonwealth, organisé cette année à Antigua-et-Barbuda. Le souverain britannique s'exprimait au terme d'une tournée de plusieurs jours dans les Caraïbes.

Dans son discours, Charles III a déclaré : « Ce chapitre honteux de l'histoire remplit mon cœur d'horreur et mon âme de la plus profonde tristesse ». Il a ajouté vouloir « travailler à corriger les erreurs du passé en agissant pour l'avenir ».

Le monarque, qui est aussi le chef du Commonwealth, a reconnu que la traite transatlantique « projette encore son ombre sur ces îles et sur d'autres membres du Commonwealth ». « Nous ne pouvons pas changer les actes de ceux qui nous ont précédés. Nous pouvons toutefois en tirer des leçons », a-t-il affirmé.

Excuses et réparations

Son déplacement dans la région a commencé aux Bahamas. Lors d'un rassemblement de jeunes, Charles III avait déjà déclaré : « Il est juste que nous reconnaissions les grandes souffrances et injustices du passé sur ces îles et au-delà, même si nous nous réjouissons des succès présents et créons de nouvelles opportunités pour l'avenir ».

Plusieurs pays demandent des excuses officielles pour le rôle du Royaume-Uni dans la traite transatlantique, voire des réparations. Le palais de Buckingham a toutefois souligné qu'une action politique du Royaume-Uni ne peut venir que du gouvernement, rappelant la position constitutionnelle de neutralité du souverain, aussi bien au Royaume-Uni qu'à la tête du Commonwealth.

La position du gouvernement britannique

Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, arrivé en juillet, semble prêt à aller dans ce sens. Ces derniers jours, il a annoncé vouloir ouvrir un « dialogue structuré » avec les pays du Commonwealth, dans le but d'aboutir à l'expression d'excuses officielles. Il doit prendre la parole mardi au sommet des dirigeants, qui se tient à St. John's.

Le chef de gouvernement travailliste a en revanche écarté la perspective de réparations financières, comme le demandent plusieurs dirigeants de cette organisation composée de 56 pays, essentiellement d'anciennes colonies britanniques.

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