Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a annoncé mardi 3 novembre sur BFMTV un nouveau bilan des procédures liées à la contestation sociale. Depuis le 17 octobre, 4 914 gardes à vue ont été recensées et 329 personnes ont été incarcérées, selon ses chiffres.
Ce bilan intervient après une nouvelle journée de mobilisation contre "la vie chère", samedi, pour le troisième week-end consécutif. Des centaines de milliers de personnes ont défilé en France lors de ces manifestations. Parmi les personnes placées en garde à vue, 70 % sont majeures et 30 % sont mineures, a précisé le ministre. Pour lui, ces données "montrent bien (...) que c'est un mouvement d'adultes et pas le mouvement de continuité des lycéens".
Gérald Darmanin a également détaillé les suites judiciaires. Il a indiqué que 1 820 personnes avaient été déférées, de la garde à vue jusqu'au tribunal, pour être jugées par un juge correctionnel. Ce chiffre comprend 404 mesures d'emprisonnement et 329 incarcérations. Il s'est félicité d'une "réponse pénale extrêmement forte".
Des profils "extrêmement variés"
Le ministre de la Justice a fait état de "profils extrêmement variés" parmi les personnes condamnées, notamment selon le week-end de mobilisation auquel elles ont participé. Il a en revanche évoqué une forte disparité entre les sexes, avec 95 % d'hommes et seulement 5 % de femmes.
Selon Gérald Darmanin, deux tiers de ces personnes ont entre 18 et 25 ans, 70 % sont françaises et plus de 50 % n'avaient aucun antécédent judiciaire.
