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Geoffroy Roux de Bézieux, ex-président du Medef, succède à Edgar Grospiron à la tête des JO d'hiver Alpes 2030

Geoffroy Roux de Bézieux, ex-président du Medef, succède à Edgar Grospiron à la tête des JO d'hiver Alpes 2030

Le Comité des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes 2030 (Cojop) a désigné son nouveau président. Geoffroy Roux de Bézieux, ancien patron du Medef, a été élu à l'unanimité, jeudi 29 octobre à Lyon, par les membres du bureau exécutif, près de deux mois après la démission d'Edgar Grospiron. Le poste était resté vacant pendant cette période.

Âgé de 64 ans, le nouveau président dirigeait le Medef de 2018 à 2023. Il avait déjà rejoint le comité d'organisation le 1er avril dernier, en tant que président du comité des rémunérations, une instance externe au rôle consultatif. Il avait alors été choisi pour succéder à Bertrand Méheut, qui faisait partie de la vague de démissions survenue début février. Il reprend les dossiers portés par Vincent Roberti, directeur général, qui assurait l'intérim à la tête du comité ces dernières semaines.

Une nomination présentée comme un choix d'expérience

Dans son communiqué, le Cojop justifie ce choix par « la volonté des parties prenantes d'Alpes 2030 de porter leur choix sur un dirigeant d'expérience, capable d'accompagner au plus haut niveau un projet aussi complexe et ambitieux que l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver ». L'organisation met en avant « ses capacités reconnues de dialogue et d'écoute, sa connaissance des territoires comme du monde économique et sportif ».

Les Jeux olympiques se dérouleront du 1er au 17 février 2030, et les Jeux paralympiques du 1er au 10 mars 2030. Dans le communiqué, le nouveau président affirme que présider Alpes 2030 « est un honneur », et indique qu'il rejoindra « dès lundi » les équipes du comité pour travailler à la mise en place opérationnelle du projet, « dans les territoires ».

Une succession longtemps attendue

Depuis le départ d'Edgar Grospiron, le 10 septembre, le Cojop affirmait que les dossiers continuaient d'avancer et que la priorité n'était pas son remplacement. Les différentes parties prenantes ont, à leur tour, renvoyé la question à plus tard, en soulignant la nécessité de choisir le bon candidat.

Plusieurs noms ont circulé au fil des semaines. Nathalie Péchalat, déjà candidate en 2025 face au champion olympique 1992 de ski de bosse, a été évoquée. Un proche de l'ancienne patineuse a confié à franceinfo que l'ex-présidente de la Fédération française des sports de glace considérait ce poste comme un « rêve ». Les noms de Philippe Candeloro, Sarah Abitbol et Marie Martinod ont également été cités, tout comme celui de Tony Estanguet, qui ne s'est pas dit candidat. Amélie Oudéa-Castéra, ancienne ministre des Sports et actuelle présidente du Conseil national olympique et sportif français (CNOSF), a elle aussi été évoquée, avant de mettre fin aux spéculations le 14 septembre, lors de la Fête du sport à Marseille.

En coulisses, les membres du Cojop avaient annoncé préférer « un patron, un chef d'entreprise » pour occuper cette fonction. Une deuxième vague de noms a concerné Henri Giscard d'Estaing, ancien patron du Club Med, Guillaume Pepy, ex-patron de la SNCF et du groupe Emeis (ex-Orpea), ainsi que Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB). Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait pour sa part souhaité du renouveau à ce poste : « Je considère que ceux qui ont été antérieurement liés au dossier ne sont pas des prétendants à la présidence », avait-il rappelé fin septembre.

Geoffroy Roux de Bézieux n'a rejoint le projet qu'en cours de route, mais il peut s'appuyer sur son expérience des Jeux de Paris 2024, auxquels il avait participé comme membre du conseil d'administration du comité d'organisation, en tant que représentant du monde économique.

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