Les syndicats se mobilisent dans toute la France ce jeudi 5 novembre, dans le nouvel épisode d'un mouvement social qui dure depuis le début de l'automne. Selon une carte de la CGT, quelque 252 actions sont annoncées à ce stade pour protester contre la vie chère, tandis que les écoles et les transports devraient être perturbés.
Les organisations syndicales réclament une revalorisation du Smic, qui n'a pas connu de coup de pouce depuis 2012, une augmentation de l'ensemble des salaires, davantage de justice fiscale, la préservation des services publics et de meilleures conditions d'études pour les jeunes.
Un dispositif policier renforcé
Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes. Il a promis « une réponse d'une extrême fermeté » aux éventuels « débordements ».
Selon une note consultée par franceinfo, le renseignement territorial s'attend à voir entre 500 000 et 700 000 personnes dans les cortèges, sans compter Paris. Le document fait état de la crainte de « nombreuses violences » et de « dégradations de bâtiments publics ».
Un parcours parisien modifié
Mercredi soir également, la préfecture de police de Paris a interdit le parcours initialement proposé par l'intersyndicale dans la capitale, entre la place de la Bastille et la place de la Concorde. Dans la soirée, le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours des organisations syndicales, qui souhaitaient notamment défiler à proximité de plusieurs institutions, dont l'Assemblée nationale, l'Élysée et Matignon.
Le parcours alternatif proposé par la préfecture conduira le cortège parisien entre la place de la République et la place de la Nation.
Écoles et transports perturbés
Le ministère de l'Éducation nationale estime à 17,54 % le taux de grévistes, jeudi, dans le premier degré public.
Dans les transports, les quatre organisations représentatives de la SNCF, la CGT, l'Unsa ferroviaire, Sud Rail et la CFDT, ont appelé ensemble à la grève. La direction prévoit un trafic « perturbé » sur la plupart des lignes régionales et franciliennes, et « légèrement perturbé » pour les TGV. La RATP table, de son côté, sur un trafic « normal » sur ses métros, bus et tramways, à l'exception du RER B, où un train sur deux circulera pour le Nord et deux sur trois pour le Sud.
