La mobilisation de la jeunesse se poursuit après les manifestations du samedi 31 octobre, dont la participation a été un peu plus faible que les semaines précédentes. De nouveaux rendez-vous sont prévus la semaine prochaine, avec un point culminant le 5 novembre.
Lors des défilés du 31 octobre, un peu plus de 300 000 personnes ont été recensées selon la police, et 500 000 selon les organisateurs. L'Union syndicale lycéenne, l'Union étudiante et l'Unef ont appelé à bloquer les lycées et les universités mardi et jeudi.
Lycées et universités
"La jeunesse ne lâche pas", a affirmé dimanche 1er novembre sur franceinfo Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante. Elle appelle les étudiants à se réunir dès lundi en assemblées générales dans les universités, avant de nouvelles actions mardi et jeudi, notamment des blocages d'établissements. "Nous n'avons pas eu satisfaction sur nos revendications", a-t-elle estimé.
Lundi 2 novembre marque la reprise des cours au lycée pour les élèves de toutes les zones, après les deux semaines de vacances de la Toussaint. Le gouvernement a fait des propositions sur une évolution de Parcoursup, mais la mobilisation va-t-elle continuer avec la même intensité ? Un lycéen prénommé Joseph, rencontré par franceinfo lors de la manifestation, constate : "Il y a débat. Certains sont pour, d'autres commencent à penser au bac à la fin d'année, et puis cela crée des tensions au sein du lycée." Il affirme que rien n'est tranché dans son établissement, et que le sujet occupe les discussions sur les réseaux sociaux.
Vers le 5 novembre
Une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU a appelé les salariés du privé et du public, ainsi que les retraités et les jeunes, à une journée de grèves et de manifestations le jeudi 5 novembre. Dans un communiqué, les syndicats appellent à défendre "les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie".
Les Gilets jaunes espèrent de leur côté organiser "un six-seven populaire" en poursuivant "le mouvement les 6 et 7 novembre", au lendemain de la journée du 5.
Un bilan de 565 interpellations
Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police de Paris ont fourni le bilan de la journée du 31 octobre : 565 personnes ont été interpellées sur l'ensemble du territoire. Il y a eu 40 000 contrôles en amont des cortèges, et cinq représentants des forces de l'ordre ont été blessés.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a estimé que les cortèges s'étaient "bien déroulés", malgré "la violence inouïe" de groupes de casseurs. Il a désigné des groupes "d'ultragauche" qui ont pris à partie les forces de l'ordre.
