Le président américain Donald Trump admet, mercredi 4 novembre, que le conflit déclenché en février contre Téhéran lui a sans doute coûté des sièges au Sénat. À Téhéran, les responsables iraniens saluent le vote des électeurs américains, tandis que plusieurs pays multiplient les démarches diplomatiques pour éviter une reprise des combats.
Le président du Parlement iranien, également négociateur en chef avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi avec force : "Les Américains ont dit non à la guerre et nous approuvons ce message". Selon lui, les électeurs américains ont voté contre Donald Trump "par conscience ou à cause du coût de la vie". La République islamique craignait une reprise des bombardements américains et israéliens après les élections.
Sur Fox News, Donald Trump a reconnu que la guerre contre l'Iran avait pesé "en partie" sur les résultats, ainsi que sur la hausse des prix du pétrole. Il estime toutefois que "les gens en comprennent l'importance". En Israël, Benyamin Nétanyahou sort également fragilisé des urnes, sans majorité, alors qu'il appelait ces derniers jours Donald Trump à frapper l'Iran au plus vite.
Une escalade qui reste incertaine
Donald Trump a revendiqué un bombardement, lundi 2 novembre, sur une infrastructure antiaérienne en Iran. L'attaque est restée limitée, alors qu'un troisième porte-avions américain fait actuellement route vers le Moyen-Orient. Téhéran se prépare toujours à une éventuelle reprise des combats directs et menace le président américain de vivre un "cauchemar", "si le gouvernement américain trahit la volonté de son peuple" après sa défaite électorale.
Une intense activité diplomatique
De nombreux pays s'efforcent d'éviter une reprise de la guerre. Le Qatar, médiateur dans le conflit, espère toujours un accord, alors que d'énièmes pourparlers sont en cours. Téhéran a proposé de rouvrir le détroit d'Ormuz en deux jours en cas de succès des négociations.
La Chine, principal importateur du pétrole iranien, souhaite également éviter de nouvelles tensions au Moyen-Orient. Il s'agit de sa priorité "absolue", affirme-t-elle, après des rencontres cette semaine avec des responsables iraniens, saoudiens et omanais.
Au Liban, le Premier ministre Nawaf Salam met en garde le Hezbollah contre "les dangers qu'il y aurait à entraîner le Liban dans une nouvelle aventure insensée". "Nous n'accepterons pas que le pays redevienne le théâtre des conflits des autres", prévient-il.
