Mobilisation du 31 octobre : Laurent Nuñez constate que les cortèges se sont "bien déroulés" malgré des casseurs

Mobilisation du 31 octobre : Laurent Nuñez constate que les cortèges se sont "bien déroulés" malgré des casseurs

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a mis en cause des groupes "d'ultragauche" qui ont pris à partie les forces de l'ordre lors de la troisième journée de mobilisation sociale, notamment contre la vie chère. Il a qualifié "de tentative de meurtre" le lancement, à Paris, d'un cocktail molotov contre un gendarme mobile. Dans la soirée du samedi 31 octobre, il a dressé un bilan globalement positif des cortèges.

Un dispositif salué par le ministre

Lors d'un point presse organisé au sein de son ministère, Laurent Nuñez a salué la mise en place d'un dispositif de maintien de l'ordre "robuste, agile, mobile", destiné à sécuriser les manifestations. Il a estimé que la décision d'écarter ces cortèges des centres-villes, "sans venir entraver en quoi que ce soit la liberté d'expression, la liberté de manifestation", avait été "une bonne décision". "Les cortèges revendicatifs se sont bien déroulés", a-t-il ajouté.

Le ministre a également souligné l'ampleur des contrôles effectués en amont, qu'il a jugés "particulièrement efficaces". Au total, il y en a eu "40 000 dont 15 000" dans l'agglomération parisienne. "Ces contrôles ont eu un caractère dissuasif évident", a-t-il affirmé.

Des violences attribuées à l'ultragauche

Laurent Nuñez a toutefois constaté, "dans chaque cortège", la présence de "groupes de casseurs, de pilleurs, beaucoup animés d'ailleurs par la mouvance d'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale". Selon lui, ces groupes ont agi "avec une violence inouïe". "On a assisté là encore à des jets de projectiles, à des prises à partie, à des tirs de mortiers, des jets de pavés", a-t-il détaillé.

Le gendarme mobile visé par le cocktail molotov à Paris a été "simplement blessé léger", selon le ministre, qui a précisé que ce militaire "n'a pas cessé le service". Laurent Nuñez a dit lui rendre "hommage".

Le dispositif de gestion des cortèges s'est réorganisé dans les centres-villes, "justement pour protéger ces centres-villes, eu égard aux nombreux appels à rassemblement qu'il y a eu à 20 heures", a poursuivi le ministre, qui a indiqué qu'un autre dispositif était prévu pour la soirée d'Halloween. Selon lui, ces rassemblements ont généralement été appelés par la mouvance d'ultragauche et par l'extrême droite et l'extrême gauche radicalisées. "Ils seront dispersés et, si les personnes se maintiennent sur place, elles seront interpellées", a-t-il prévenu, alors que des couvre-feux concernent plusieurs grandes villes, samedi soir.

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