Les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement pour les lycées et l'enseignement supérieur sont jugées "insuffisantes" par les syndicats, qui appellent à poursuivre la mobilisation. Les députés doivent débattre de l'avenir de Parcoursup à l'Assemblée nationale mercredi 28 octobre dans l'après-midi.
Les annonces faites lundi par le gouvernement portent notamment sur le "remplacement" de Parcoursup, décrié par les lycéens. Une source ministérielle a confirmé lundi à France Télévisions l'organisation de ce débat parlementaire, auquel les députés seront invités mercredi.
Les syndicats estiment que les annonces ne suffisent pas
Mardi, à la suite d'une réunion entre les syndicats et le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, a déclaré : "On voit bien que le compte n'y est pas". Selon elle, les annonces pour les lycées et l'enseignement supérieur "ne suffisent pas".
Elle appelle à "déblanqueriser" le lycée, en référence à Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Education nationale, qui a défendu le "progrès énorme" provoqué, selon lui, par la création de Parcoursup.
Le ministre appelle à la reprise des cours
Interrogé mardi sur France 2, Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, a lancé : "Le travail doit reprendre lundi". Il a estimé qu'il y "a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d'accord (…) mais le droit au blocage n'existe pas (…) et je pense qu'il y a un droit à étudier".
Le ministre a par ailleurs indiqué que les discussions avec les organisations syndicales, ainsi qu'avec les organisations représentatives des étudiants et des lycéens, doivent "continuer". Ces annonces interviennent alors que la contestation lycéenne et étudiante dure depuis plus d'un mois.
Une nouvelle journée d'action "massive", à l'appel des gilets jaunes, est attendue le 31 octobre, quelques jours avant la journée nationale de grève et de manifestations du 5 novembre. De son côté, l'intersyndicale jeunesse a appelé à poursuivre le mouvement après sa rencontre, lundi, avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
