La SNCF a annoncé, mardi 3 novembre, trois mesures destinées à améliorer le pouvoir d'achat de ses salariés face à l'inflation, dont une prime de partage de la valeur de 400 euros. Cette annonce fait suite à une réunion avec les syndicats, qui réclament plutôt une hausse générale des salaires pour 2026.
La prime de 400 euros sera versée fin novembre aux salariés de SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions et SNCF Optim'Services. Elle concerne quelque 140 000 personnes sur les 280 000 salariés du groupe ferroviaire public, selon le groupe.
À partir du 1er novembre, les indemnités pour heures de nuit, dimanches et fêtes sont augmentées de 2 %. Cette hausse touche quelque 100 000 salariés qui assurent la continuité du service ferroviaire ou travaillent en horaires décalés. À la même date, l'allocation kilométrique des salariés utilisant un véhicule personnel pour les besoins du service augmente de 5 %.
Des mesures qui s'ajoutent à celles de l'année
Ces annonces s'ajoutent à celles déjà prises plus tôt dans l'année. Une première prime de partage de la valeur de 250 euros a été versée en mars, ainsi qu'une prime de 100 euros en juillet, un intéressement d'un montant moyen de 1 050 euros sur l'année et la reconduction de la prise en charge à 75 % des frais d'abonnement de transport public.
"Les salariés percevront donc en moyenne 1 700 euros en 2026 au titre des deux primes de partage de la valeur et de l'intéressement", résume la SNCF, soit "une augmentation de 30 % en moyenne" par rapport à 2025.
Les syndicats réclament une hausse générale des salaires
Mardi, les syndicats de cheminots s'étaient rassemblés devant le siège de la SNCF, à Saint-Denis, pour demander un rattrapage général de l'inflation sur tous les salaires. Fabrice Charrière, secrétaire général Unsa ferroviaire, a critiqué la base de l'accord salarial. "Le 27 janvier, la direction a écrit l'accord salarial sur une hypothèse de 1,3 % d'inflation en 2026. Or vendredi l'Insee a publié son estimation pour octobre à 3,4 %", a-t-il souligné.
Selon lui, cela représente "deux points de pouvoir d'achat que personne n'a compensés". Il a rappelé le bénéfice de 1,2 milliard d'euros engrangé par la SNCF au premier semestre.
Les quatre principaux syndicats, CGT, Unsa Ferroviaire, Sud rail et CFDT, se sont associés au mot d'ordre de grève national prévu jeudi, pour les salaires et l'emploi. Ils demandent "l'ouverture de réelles négociations salariales".
