Les prix du gazole ont commencé à reculer dans 6 000 stations-service en France, de 12 centimes en moyenne, après la mise sur le marché de stocks stratégiques. Selon le gouvernement, l'ensemble des 10 000 stations-service du territoire sera à terme concerné.
En octobre, l'exécutif avait annoncé qu'il vendrait à prix coûtant aux distributeurs 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques de la France, pendant trois mois, de novembre à janvier. L'objectif affiché était de faire baisser les prix à la pompe, qui ont atteint des niveaux historiquement élevés depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Ce déstockage a débuté.
Serge Papin, ministre chargé du Commerce, a présenté ces premiers résultats lors d'un point presse commun, mardi 3 novembre, à l'issue d'une réunion avec les distributeurs de carburant à Bercy. Sur les 6 000 stations concernées, 4 000 ont baissé leurs tarifs « de plus de 15 centimes ». « C'est la première fois que les stocks stratégiques servent à faire baisser les prix. D'habitude, c'était pour régler les problèmes de pénurie », a-t-il souligné.
Un dispositif étendu à tout le territoire
Roland Lescure, ministre de l'Economie, a assuré que « petit à petit, ce sont bien les 10 000 stations qui vont baisser leur prix ». Selon lui, le dispositif « concerne l'ensemble des 10 000 stations-service de France, France métropolitaine, Corse, Outre-Mer. Toutes les stations-service sont concernées ». Il a salué un « dispositif innovant qui bénéficie directement à nos concitoyennes et concitoyens, qui ne coûte pas un sou à l'État dans ces moments où évidemment le déficit budgétaire est une contrainte importante ».
Les petits distributeurs indépendants
Concernant les « petits distributeurs indépendants dont les cuves sont pleines », qui « vont sans doute mettre un peu plus de temps avant de répercuter ces baisses », le ministre a fait état d'un « dispositif particulier à leur destination, de prêt à taux zéro ». Ce dispositif « leur permet de gérer leur trésorerie s'ils souhaitent pouvoir répercuter cette baisse en amont ». Le gouvernement a par ailleurs indiqué qu'il prévoyait « de faire un point complet en fin de semaine », et qu'il serait « extrêmement transparent sur l'ensemble des chiffres ».
