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Après les manifestations, les commerçants pourront-ils ouvrir le dimanche ?

Après les manifestations, les commerçants pourront-ils ouvrir le dimanche ?

Alors que les manifestations du samedi se poursuivent, les commerçants demandent à pouvoir ouvrir le dimanche pour compenser leur manque à gagner. Le gouvernement semble prêt à répondre à cette demande, a indiqué la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Une nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes est prévue samedi prochain. Certains commerçants décident de baisser le rideau le samedi, par crainte des dégradations, tandis que d'autres disent subir une forte baisse de fréquentation. Ils sont nombreux à réclamer l'ouverture des magasins le dimanche, une demande qui émane aussi du patronat.

Interrogée sur RMC, Maud Bregeon confirme que la piste est sur la table. "Nous sommes favorables à faciliter, d'ici à Noël, l'ouverture le dimanche. Vous savez qu'il y a déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire. Le préfet peut étendre le nombre de dérogations, le nombre de dimanches ouverts par an dans chacun des départements", a-t-elle déclaré. "C'est une demande des commerçants eux-mêmes. Donc faciliter cette ouverture-là, c'est répondre à leur demande", a-t-elle ajouté.

Des dispositifs déjà existants

Pour faciliter l'ouverture, le gouvernement s'appuiera essentiellement sur les dispositifs existants. Les maires peuvent autoriser les commerçants à ouvrir jusqu'à douze dimanches dans l'année, et des arrêtés préfectoraux peuvent en accorder trois supplémentaires. Selon les sources de franceinfo, le gouvernement souhaite demander aux préfets d'organiser des consultations avec les syndicats et les représentants des commerçants, afin de permettre davantage de dérogations d'ici à Noël.

Dans les faits, l'ouverture était déjà prévue dans la plupart des magasins, qui seront ouverts les dimanches de novembre et de décembre pour préparer les fêtes.

Le volontariat des salariés en question

Pour les salariés, le travail le dimanche doit reposer sur le volontariat, sauf dans certains secteurs comme l'hôtellerie-restauration, les fleuristes, les tabacs ou les pharmacies. Les salariés concernés sont payés davantage et récupèrent un jour de repos.

Selon Elodie Ferrier, secrétaire fédéral à la CGT Commerce, la réalité est pourtant différente. "On dit sur la base du volontariat, mais le volontariat n'existe pas. Parce que derrière, celui qui n'acceptera pas, on va le mettre de côté. On ne lui acceptera pas ses congés… Et au bout d'un moment, le salarié va finir par accepter parce qu'il n'aura pas le choix. Ce n'est pas du volontariat réel. Dans la réalité, c'est contraint et forcé", a-t-elle expliqué.

La CGT estime par ailleurs que le problème de consommation ne vient pas des manifestations du samedi, mais du manque de pouvoir d'achat. Le syndicat réclame avant tout une hausse des salaires.

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