Un gendarme mobile a été touché par un cocktail molotov samedi 31 octobre, à la fin de la manifestation parisienne. Le projectile a explosé à ses pieds près de la porte de Charenton, enflammant les protections de ses jambes. Selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le militaire a été "simplement blessé léger" et "n'a pas cessé le service".
Le défilé s'était déroulé dans le calme, selon les images diffusées. La journée s'est terminée plus tensement, avec des affrontements entre des centaines de manifestants et les forces de l'ordre à l'arrivée du cortège, dans la rue des Meuniers. C'est là que le gendarme a été visé.
Un témoignage sur les blessures
Peu après les faits, le gendarme s'est exprimé sur LCI et BFMTV. "Je vais bien", a-t-il déclaré à la chaîne d'information. Il a décrit une douleur qui s'est intensifiée progressivement : "La sensation de brûlure est immédiate, intense et durable", a-t-il dit à BFMTV. "Je ne l'ai pas vu arriver, je ne le vois mais je le ressens", a-t-il ajouté.
En visionnant les vidéos, a-t-il poursuivi, "on se rend compte de l'intensité et de la catastrophe qui a certainement été évitée ce soir". Il a également indiqué que "un peu plus d'une dizaine" de gendarmes placés sous ses ordres avaient été blessés à divers degrés. Le feu a été rapidement maîtrisé grâce à ses collègues, selon le ministre.
Laurent Nuñez a rendu "hommage" au gendarme et qualifié le lancer de ce cocktail molotov de "tentative de meurtre". Le gendarme a décrit l'agresseur présumé en parlant d'une "hostilité clairement féroce", sans que la source ne précise l'identité ou l'interpellation éventuelle de l'auteur.
Réactions politiques
Plusieurs responsables politiques ont réagi. La candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a dénoncé sur X un geste "insupportable". Elle a écrit que "les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité".
Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur, a également réagi sur X : "Celui qui a fait ça doit en répondre. Il s'agit d'une tentative de meurtre." Le maire de Nice, Eric Ciotti, a pour sa part interrogé le gouvernement : "Combien de temps le gouvernement va-t-il refuser de traiter ces organisations d'extrême gauche comme des forces terroristes ?"
